Effets sur le marché du travail et les institutions sociales

Avec cette initiative, nous allons enfin résoudre le problème de l’immigration massive que nous subissons depuis l’introduction de la libre circulation. Seule une gestion autonome de notre immigration en fonction de nos besoins économiques est profitable pour notre pays.

L’immigration actuelle constitue une concurrence forte pour nos concitoyens, mais également, en premier lieu, pour les étrangers résidant et travaillant ici. Ces derniers, ne rentrant pas dans leur pays, se retrouvent finalement au chômage puis à l’aide sociale. Alors que la population étrangère représente un quart de la population suisse, 44.1% (juillet 2018) des chômeurs sont de nationalité étrangère dans notre pays et cette proportion augmente dans le cadre des bénéficiaires de prestations sociales. La libre circulation a créé un oreiller de paresse pour certaines entreprises : il est plus facile d’avoir accès à un réservoir d’employés déjà formés sur le marché européen plutôt que de former un jeune chez nous. Nous observons même que des étrangers sont prêt à venir occuper un poste nettement en dessous de leurs compétences afin de bénéficier du pouvoir d’achat de notre pays.

Au-delà des aspects négatifs sur le marché de l’emploi dans notre pays, cette immigration engendre une bombe à retardement dans notre filet social. Avec la libre circulation des personnes, la durée de l’activité à l’étranger est prise en compte dans la durée de cotisation, toutefois, c’est bien sur le dernier salaire réalisé en Suisse que la prestation se basera. Cela veut dire qu’un travailleur étranger aura le droit aux mêmes prestations qu’un Suisse qui a cotisé durant 12 mois à une caisse de chômage suisse.

Et je ne parle pas du nouveau projet de l’UE qui vise à changer la règle pour le versement des indemnités de chômage aux frontaliers. Changement d’usage qui nous coûterait plusieurs centaines de millions de francs, selon le Conseil fédéral.

S’il est vrai aujourd’hui que l’immigration contribue à financer l’AVS, il en reste pas moins qu’il s’agit d’une véritable bombe à retardement pour la génération future. A moyen terme, ces personnes auront droit aux prestations AVS. Les problèmes de financement de l’AVS ne peuvent pas être résolus par ce dangereux système de boule de neige.

Ce d’autant plus que, ces personnes n’ayant pas cotisés depuis toujours en Suisse, un recours aux prestations complémentaires sera nécessaire.

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par l’auteur
Michaël Buffat
conseiller national
Vuarrens (VD)
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