Libre circulation des personnes – baisse des salaires et augmentation du chômage

L’économie suisse tourne actuellement à plein régime nonobstant la crise financière européenne et la faiblesse de l’euro.

Quelques importantes données conjoncturelles jettent cependant un doute sur ce développement et sont même très alarmantes pour l’avenir:

  • le produit intérieur brut de la Suisse par habitant n’a guère augmenté durant les dix années écoulées. La productivité a même connu une croissance négative entre 2007 et 2016.
  • jamais depuis la Deuxième Guerre mondiale le chômage n’a été aussi élevé en Suisse (par ex., 4,8% en 2017 contre 2,8% en 2001).
  • le taux de chômage suisse est nettement plus élevé que celui de l’Allemagne (3,8%).
  • le taux de chômage chez les immigrants d’Europe de l’Est et du Sud est de 11.3% (2016).
  • les salariés étrangers versent moins à la caisse de l’assurance chômage qu’ils n’en retirent.
  • les salaires stagnent ou baissent, notamment dans les régions frontalières.
  • les plus de 50 ans qui sont licenciés ont du mal à trouver un nouvel emploi.
  • à long terme, les institutions sociales comme l’AVS et l’AI sont menacées par de lourdes obligations financières. Lorsque les immigrants atteindront l’âge de la retraite, les lacunes financières ne pourront être comblées que moyennant de nouveaux immigrants ou sur le dos des contribuables. Un dangereux principe de boule de neige.

La cause principale de ce développement est bien connue: la libre circulation des personnes avec une UE de 500 millions d’habitants. C’est d’une simple logique économique. Le niveau plus haut des salaires suisses provoque l’arrivée en masse de main-d’œuvre étrangère jusqu’à ce que les différences avec l’étranger soient nivelées. Les immigrants en profitent, mais certainement pas la Suisse qui, compte tenu de son niveau de prospérité plus élevé, ne peut que perdre dans cette opération.

Les gens du peuple ressentent ce développement beaucoup intensément que la classe politique de la Berne fédérale. Preuve en est également que les signatures nécessaires à l’initiative de limitation ont été réunies en sept mois seulement bien que les autorités politiques répètent comme moulins à prière que l’immigration diminue.

L’initiative de limitation exige que la Suisse puisse à nouveau contrôler de manière autonome l’immigration sur son territoire. La conclusion d’accords de libre circulation des personnes ne sera plus permise en cas d’acceptation de l’initiative et l’accord de libre circulation conclu avec l’UE devra être abrogé par la voie de négociations avec l’UE en l’espace d’un an. Si cela ne réussit pas, le Conseil fédéral devra le résilier après 30 jours.

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par l’auteur
Albert Rösti
Président du parti UDC Suisse
Uetendorf (BE)
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